Je vous propose, dans cet article, de mettre en pratique, grâce à des actions concrètes, le principe de Reconnexion au Corps, dès le matin, pour bien démarrer votre journée.


La première chose à savoir et la plus importante : peu importe ce que vous allez faire, ce qui compte est l’état d’esprit dans lequel vous allez le faire et la conscience que vous allez y mettre. Vous avez du mal à vous réveiller et manquez souvent de dynamisme le matin ? Je vous propose de découvrir et d’expérimenter des astuces assez simples pour donner de l’énergie et de la détente à votre corps et à votre esprit. Ainsi, vous démarrerez votre journée de bonne humeur et avec entrain. Mon premier conseil est de vous munir d’une lampe à diffusion douce de lumière, type lampe de sel ou lampe d'ambiance (cf. boutique en ligne ici) afin de ne pas être ébloui(e) le matin et de ne pas trop violenter votre corps (notamment vos yeux).


1. Etirez-vous et bâillez Afin que votre réveil ne soit pas brutal et pénible, je vous invite à avancer l’heure de celui-ci de quelques minutes la veille au soir. Lorsqu’il sonne, vous avez ainsi tout le loisir pour effectuer des étirements et des bâillements propices à remettre en route votre corps et votre esprit encore tout somnolents. Pour commencer, si vous avez du mal à ouvrir les yeux, vous pouvez faire un Palming : frottez vos mains l’une contre l’autre très énergiquement jusqu’à ressentir de la chaleur surtout au niveau de la partie plus charnue au niveau du pouce et posez cette partie charnue sur vos yeux (mains en coupole). Laissez-les ainsi quelques instants puis enlevez délicatement vos mains de vos yeux (cet exercice est également très bon en cas de fatigue oculaire liée aux écrans par exemple). Ensuite, pour vous étirer, commencez par inspirer profondément en contractant tout votre corps : pointes de pieds tendues vers le plafond et mains dans l’alignement de la tête. Restez ainsi quelques instants les poumons pleins puis expirer en relâchant d’un coup toutes les tensions de votre corps : laissez vos pieds tomber de chaque côté et vos bras se replacer le long de votre corps. Vous pouvez effectuer cet étirement une seule fois ou plusieurs fois si vous sentez que vous en avez besoin (pour les enfants, proposez-leur d’être comme un soldat de plomb lorsque l’air entre par le nez (tendu) et comme une poupée de chiffon lorsque l’air sort de ses narines ou de sa bouche (détendu(e)). Enfin, avant de vous lever, toujours allongé(e), placez-vous quelques instants sur le côté tourné(e) vers la sortie de votre lit et prenez tout votre temps pour vous mettre assis(e) (ceci évitera d'éventuels vertiges).


2. Prenez contact avec le sol Une fois assis(e), je vous invite à respirer tranquillement et profondément puis à frotter doucement vos pieds sur le sol (parquets, carrelages, moquettes ou tapis) sur toutes leurs surfaces (talons, plantes du pied, orteils, côtés internes et externes du pied). Ces frottements peuvent être plus ou moins vigoureux selon votre besoin et votre envie du moment. Autre possibilité, si vous manquez de temps, toujours assis, posez simplement vos deux pieds à plat sur le sol quelques instants. Prenez conscience quelques instants de ce contact et envisagez votre journée sous un angle positif (vous pouvez dire une phrase positive à haute voix ou mentalement telle que « ma journée va être riche et intéressante » par exemple). Cette étape est indispensableLevez-vous ensuite lentement en pensant toujours positivement à la journée qui s’annonce.


3. Douchez-vous en conscience Afin de bien redynamiser votre corps, je vous invite à prendre votre douche en conscience. Pour cela, portez votre attention sur vos sensations au niveau de chaque partie du corps sur laquelle l’eau coule et ressentez ces effets tonifiants et relaxants sur votre peau. Cette douche peut être courte du moment qu’elle est faite en conscience. Vous allez la terminer par un jet d’eau fraîche sur les jambes, puis en remontant doucement sur tout le corps si cela n’est pas trop désagréable pour vous. Cela va permettre de refaire circuler les énergies et le sang dans votre corps.


4. Faites-vous un Automassage sur tout le corps Après la douche, essuyez-vous toujours en faisant attention à tous les gestes que vous effectuez et en sentant la serviette sur votre corps. Ensuite, enduisez-vous tout le corps, des pieds au visage, de crème, de lait ou d’huile (bio de préférence). Maintenant que votre corps est prêt, vous allez vous masser, toujours en commençant par les pieds et en particulier le dessous. Faites-vous confiance et sentez ce qui est bon pour vous aujourd’hui (massage en douceur, en profondeur, vigoureux,…). Massez toutes les parties de votre corps des pieds à la tête. Si vous avez envie de dynamisme, vous pouvez effectuer des tapotements avec le plat de la main ou le poing fermé doucement sur tout le corps. Vous pouvez faire des frottements ou des massages plus légers. Je vous invite à laisser libre cours à votre intuition du moment. Écoutez simplement votre corps et répondez à ses besoins du moment.


5. Prenez un petit-déjeuner en conscience Une fois habillé(e), vous pouvez prendre votre petit-déjeuner. Savourez-le dans votre bouche en mastiquant longuement les aliments. Sentez les effluves de café, de thé ou de tout autre parfum dans votre maison. Observez les couleurs de ce que vous avalez. Ressentez les différentes textures dans vos mains et les sensations de chaleur, de fraîcheur,… des différents aliments et boissons que vous touchez. Enfin, écoutez (si cela est possible pour vous) les différents sons que vos émettez en mangeant ou en buvant votre boisson. En bref, soyez attentif(ve) à tous vos sens et mettez-les en éveil.


Si cela vous paraît difficile à mettre en place durant la semaine, je vous propose de vivre cette dernière expérience durant le week-end. Vous pouvez bien-sûr effectuer ces différents exercices séparément, le matin, à d’autres moments de votre journée où vous sentez que vous en avez besoin, ou ne choisir que ceux qui vous correspondent le plus. L’intérêt est que vous les pratiquiez en y ressentant du plaisir et qu’ils vous procurent du bien-être. Si vous les effectuez comme une contrainte ou une obligation, inutile de les faire. Comme je l’ai dit en tout début d’article, ce qui est primordial dans chaque acte de notre vie est l’état d’esprit dans lequel nous le faisons et le vivons.

Aujourd'hui, j'aimerai vous parler d'un sujet qui me touche particulièrement car je le rencontre chaque jour face à mes accompagné.es : le besoin de Reconnexion à son Corps. Il se manifeste sous plusieurs aspects et dès le plus jeune âge.


En effet, j'ai constaté que, depuis tout petit, l'enfant se déconnecte chaque jour davantage de son Corps, devenant finalement un adulte qui a beaucoup de mal à décoder intuitivement les messages de son Corps et de ses ressentis physiques, même les plus simples et les plus basiques.


Vous vous demandez sans doute de quoi je veux parler... Commençons par un exemple très fréquent qui, je pense, va faire écho en vous : Qui n'a jamais dit ou entendu dire, lorsqu'un enfant tombe (ou lorsque nous-même nous tombions étant enfant) : "c'est pas grave", "tu n'as pas mal", "arrête de pleurer pour si peu", etc. ?

Je vous propose de nous mettre quelques minutes à la place de cet enfant, qui a mal et qui est normalement le seul capable de connaître l'intensité de sa douleur. Imaginons le désarroi dans lequel il se trouve puisque ses ressentis ne sont pas conformes avec les informations des personnes référentes (qui lui ont donné la vie, le nourrissent, lui apprennent la vie sociale). Ces personnes lui disent ainsi, de façon inconsciente, de ne pas faire confiance à ses ressentis puisqu'ils ne sont pas justes et qu'elles savent mieux que lui.


Autre exemple également très fréquent : je vous invite à imaginer la scène : dehors, les températures sont fraîches et un parent sort avec son enfant d'environ 3 ans faire une balade. Dehors, l'adulte ressent le froid physiquement (essentiellement au niveau des mains) et constate que son enfant est mains nues, sans gants. Il lui demande, par automatisme, s'il n'a pas froid aux mains et s'il veut mettre les gants que lui-même porte. La réponse de l'enfant, spontanée et authentique, est basée sur son réel ressenti : "NON" aux deux questions. Estimant qu'il fait froid et, au nom de peurs ou pour d'autres raisons qui relèvent souvent de l'Inconscient Collectif (une sorte de Directeur de Conscience), l'adulte va, dans la plupart des cas, mettre des gants à l'enfant malgré tout. Une fois de plus, voilà notre petit de 3 ans totalement déstabilisé puisqu'il pense que son ressenti n'est visiblement pas juste pour le référent qu'il a en face de lui. Une fois de plus, l'enfant est confronté à un dilemme inconscient : mon ressenti contre celui de la personne qui m'a donné la vie, me nourrit, m'apprend la vie sociale et qui semble donc mieux savoir que moi...


La déconnexion du Corps est également visible dans nos actions et réactions de tous les jours : en tant que Maman, pendant longtemps et avec mes propres enfants, j'ai tout fait pour les mettre à l'écart de toutes situations que j'estimais "dangereuses" ou qui mettaient ma quiétude à rude épreuve.

Par exemple, si mon enfant de 3 ans souhaitait m'aider à ranger la table et commençait à prendre les verres, je lui donnais autre chose en lui disant que c'était fragile et qu'il risquait de les casser parce qu'il était trop petit !

Aujourd'hui, avec les découvertes et l'expérience que ma formation et mes accompagnements d'enfants, d'adolescents et d'adultes me permettent d'avoir, j'ai pris conscience que les enfants étaient déconnectés de leur Corps également dans ces moments-là. En effet, j'ai tenté l'expérience inverse dernièrement : j'ai rangé une salle avec un enfant de 3 ans environ en lui confiant la mission de ranger les verres sur un chariot de cuisine. Je lui ai expliqué la fragilité des verres, l'ai encouragé à faire attention en regardant partout, en sentant que c'est en allant lentement que les verres seront bien rangés et intacts, bref en lui faisant confiance et en l'aidant à prendre conscience de l'Instant Présent. Ainsi, en le connectant à tous ses ressentis et en le responsabilisant et le valorisant, cet enfant m'a démontré qu'il était capable de faire des choses que ses parents et tous les adultes référents autour de lui ne pensaient pas être dans ses capacités. Je me suis rendue compte alors que les adultes retransmettaient sans cesse leur propre peur, la peur de leurs parents, qui eux-mêmes leur avaient retransmis la peur de leurs parents, et ainsi de suite. Tout cela ayant une conséquence importante au final : la perte de confiance en nous !

Je vous invite donc à tenter l'expérience dès aujourd'hui avec votre propre enfant. Je vous propose de bien lui expliquer tous les enjeux de ce que vous lui demandez de faire (ranger des assiettes dans un lave-vaisselle par exemple) en utilisant une communication positive, bienveillante, valorisante et responsabilisante (et non culpabilisante). Je vous invite à finir en lui confirmant que vous lui faites confiance pour cette tâche et qu'il peut donc se faire confiance en écoutant son Corps et en mettant tous ses sens en éveil (bien regarder partout autour de lui et pas uniquement son objectif, lui rappeler l'intérêt de la lenteur en l'invitant à compter jusqu'à 5 doucement en faisant chaque nouvelle action, etc.). Vous serez alors surpris par le potentiel et les ressources cachées de votre petit !

Il est très important pour l'enfant de rester connecté à son Corps car c'est également un messager qui lui permet de mieux comprendre et gérer ses émotions. L'enfant, petit à petit, en se déconnectant de ses ressentis physiques, perd ses repères émotionnels, et ne sait pas ou plus que son Corps lui appartient (et à lui seul) et que ce qu'il ressent est juste. Il va finir par fonctionner en mode "robot" et ne plus écouter son Corps. Adulte, il ne saura pas s'ouvrir à ses émotions et entendre les messages transmis par son Corps...


Je vous propose un dernier cas et pas le moins important car il soulève pas mal de questions et de débats : nous demandons, et même la plupart du temps, obligeons notre enfant à embrasser ou à être touché par un adulte (pris dans les bras, câliné, etc.) sous prétexte qu'il fait partie de la famille lui-aussi, ou que c'est en tout cas une connaissance des parents, alors que l'enfant ne l'a jamais vu, qu'il ne le connaît pas. Je m'interroge aujourd'hui sur la façon dont l'enfant peut percevoir cette demande : s'il refuse car il a peur de cet inconnu dont il ne connaît pas les intentions, il s'aperçoit que son parent est fâché et qu'il a fait de la peine à l'autre personne. S'il accepte, il va à l'encontre de ses ressentis intuitifs et de sa méfiance naturelle envers l'inconnu (que l'on retrouve dans le cerveau reptilien). Je suggère donc de demander à l'enfant s'il veut bien embrasser cette personne et non de lui imposer. Il fera alors un réel choix authentique et en lien avec ses différents ressentis physiques, émotionnels et surtout intuitifs.


Je souhaite par cet article vous partager ces prises de conscience et mes expériences d'Accompagnante dans le Bien Être et le Développement Personnel. Si celles-ci peuvent apporter un éclairage à certaines interrogations que vous pouvez avoir, j'en serais ravie.

Lors de mes séances ou ateliers, je réapprend aux personnes à se connecter à leur Corps, à savoir dire "OUI" ou "NON"sans peur et en toute authenticité, à redécouvrir qu'elles peuvent faire confiance à ce qu'elles ressentent physiquement et les aider à avoir une relation à elles-mêmes et aux autres plus sereines et plus vraies. Elles retrouvent ainsi l'estime d'elles-mêmes et la confiance qu'elles ont perdue enfant.


En conclusion, je souhaiterai, par cet article, que nous nous rappelions que nous sommes les seul.es dans notre Corps et donc les seul.es capables de savoir exactement l'intensité de ce que nous ressentons, physiquement ou émotionnellement. L'éducation que nous recevons, la plupart du temps, nous déconnecte, non seulement, de notre Corps, et pire encore, nous empêche de prendre conscience que celui-ci nous appartient, à nous seuls, et que nous avons donc le DROIT d'en disposer comme nous le voulons. Il est temps et vital pour notre Mieux Être de nous reconnecter à notre Corps...


J'invite ainsi tous les nouveaux parents à dire à leurs enfants dès leur plus jeune âge (à partir du moment où ils sont en mesure d'exprimer leurs ressentis) que leur Corps leur appartient (à eux seuls) et que le Corps de l'autre n'appartient donc qu'à l'autre (et à lui seul). Cette éducation pourrait peut-être permettre à chacun de comprendre les notions de demande d'autorisation pour être touché.e ou toucher l'autre, éviterait les contacts tactiles non autorisés et mettrait probablement un frein au viol dans le couple. Si je veux toucher l'autre, même pour un contact simple comme prendre la main, je demande si c'est possible (oralement ou par une approche délicate) plutôt que de forcer l'autre à subir un contact non désiré. Une société d'êtres connectés à leur Corps serait une société beaucoup plus bienveillante, empathique et solidaire. Pas de jugement et plus d'écoute... : en somme, une société égalitaire et dans laquelle les individus seraient respectueux les uns des autres puisque confiants en eux-mêmes.

Qu'en pensez-vous ? Ça vous tente ?


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