Une Clé du Mieux Être : la Reconnexion au Corps

Aujourd'hui, j'aimerai vous parler d'un sujet qui me touche particulièrement car je le rencontre chaque jour face à mes accompagné.es : le besoin de Reconnexion à son Corps. Il se manifeste sous plusieurs aspects et dès le plus jeune âge.


En effet, j'ai constaté que, depuis tout petit, l'enfant se déconnecte chaque jour davantage de son Corps, devenant finalement un adulte qui a beaucoup de mal à décoder intuitivement les messages de son Corps et de ses ressentis physiques, même les plus simples et les plus basiques.


Vous vous demandez sans doute de quoi je veux parler... Commençons par un exemple très fréquent qui, je pense, va faire écho en vous : Qui n'a jamais dit ou entendu dire, lorsqu'un enfant tombe (ou lorsque nous-même nous tombions étant enfant) : "c'est pas grave", "tu n'as pas mal", "arrête de pleurer pour si peu", etc. ?

Je vous propose de nous mettre quelques minutes à la place de cet enfant, qui a mal et qui est normalement le seul capable de connaître l'intensité de sa douleur. Imaginons le désarroi dans lequel il se trouve puisque ses ressentis ne sont pas conformes avec les informations des personnes référentes (qui lui ont donné la vie, le nourrissent, lui apprennent la vie sociale). Ces personnes lui disent ainsi, de façon inconsciente, de ne pas faire confiance à ses ressentis puisqu'ils ne sont pas justes et qu'elles savent mieux que lui.


Autre exemple également très fréquent : je vous invite à imaginer la scène : dehors, les températures sont fraîches et un parent sort avec son enfant d'environ 3 ans faire une balade. Dehors, l'adulte ressent le froid physiquement (essentiellement au niveau des mains) et constate que son enfant est mains nues, sans gants. Il lui demande, par automatisme, s'il n'a pas froid aux mains et s'il veut mettre les gants que lui-même porte. La réponse de l'enfant, spontanée et authentique, est basée sur son réel ressenti : "NON" aux deux questions. Estimant qu'il fait froid et, au nom de peurs ou pour d'autres raisons qui relèvent souvent de l'Inconscient Collectif (une sorte de Directeur de Conscience), l'adulte va, dans la plupart des cas, mettre des gants à l'enfant malgré tout. Une fois de plus, voilà notre petit de 3 ans totalement déstabilisé puisqu'il pense que son ressenti n'est visiblement pas juste pour le référent qu'il a en face de lui. Une fois de plus, l'enfant est confronté à un dilemme inconscient : mon ressenti contre celui de la personne qui m'a donné la vie, me nourrit, m'apprend la vie sociale et qui semble donc mieux savoir que moi...


La déconnexion du Corps est également visible dans nos actions et réactions de tous les jours : en tant que Maman, pendant longtemps et avec mes propres enfants, j'ai tout fait pour les mettre à l'écart de toutes situations que j'estimais "dangereuses" ou qui mettaient ma quiétude à rude épreuve.

Par exemple, si mon enfant de 3 ans souhaitait m'aider à ranger la table et commençait à prendre les verres, je lui donnais autre chose en lui disant que c'était fragile et qu'il risquait de les casser parce qu'il était trop petit !

Aujourd'hui, avec les découvertes et l'expérience que ma formation et mes accompagnements d'enfants, d'adolescents et d'adultes me permettent d'avoir, j'ai pris conscience que les enfants étaient déconnectés de leur Corps également dans ces moments-là. En effet, j'ai tenté l'expérience inverse dernièrement : j'ai rangé une salle avec un enfant de 3 ans environ en lui confiant la mission de ranger les verres sur un chariot de cuisine. Je lui ai expliqué la fragilité des verres, l'ai encouragé à faire attention en regardant partout, en sentant que c'est en allant lentement que les verres seront bien rangés et intacts, bref en lui faisant confiance et en l'aidant à prendre conscience de l'Instant Présent. Ainsi, en le connectant à tous ses ressentis et en le responsabilisant et le valorisant, cet enfant m'a démontré qu'il était capable de faire des choses que ses parents et tous les adultes référents autour de lui ne pensaient pas être dans ses capacités. Je me suis rendue compte alors que les adultes retransmettaient sans cesse leur propre peur, la peur de leurs parents, qui eux-mêmes leur avaient retransmis la peur de leurs parents, et ainsi de suite. Tout cela ayant une conséquence importante au final : la perte de confiance en nous !

Je vous invite donc à tenter l'expérience dès aujourd'hui avec votre propre enfant. Je vous propose de bien lui expliquer tous les enjeux de ce que vous lui demandez de faire (ranger des assiettes dans un lave-vaisselle par exemple) en utilisant une communication positive, bienveillante, valorisante et responsabilisante (et non culpabilisante). Je vous invite à finir en lui confirmant que vous lui faites confiance pour cette tâche et qu'il peut donc se faire confiance en écoutant son Corps et en mettant tous ses sens en éveil (bien regarder partout autour de lui et pas uniquement son objectif, lui rappeler l'intérêt de la lenteur en l'invitant à compter jusqu'à 5 doucement en faisant chaque nouvelle action, etc.). Vous serez alors surpris par le potentiel et les ressources cachées de votre petit !

Il est très important pour l'enfant de rester connecté à son Corps car c'est également un messager qui lui permet de mieux comprendre et gérer ses émotions. L'enfant, petit à petit, en se déconnectant de ses ressentis physiques, perd ses repères émotionnels, et ne sait pas ou plus que son Corps lui appartient (et à lui seul) et que ce qu'il ressent est juste. Il va finir par fonctionner en mode "robot" et ne plus écouter son Corps. Adulte, il ne saura pas s'ouvrir à ses émotions et entendre les messages transmis par son Corps...


Je vous propose un dernier cas et pas le moins important car il soulève pas mal de questions et de débats : nous demandons, et même la plupart du temps, obligeons notre enfant à embrasser ou à être touché par un adulte (pris dans les bras, câliné, etc.) sous prétexte qu'il fait partie de la famille lui-aussi, ou que c'est en tout cas une connaissance des parents, alors que l'enfant ne l'a jamais vu, qu'il ne le connaît pas. Je m'interroge aujourd'hui sur la façon dont l'enfant peut percevoir cette demande : s'il refuse car il a peur de cet inconnu dont il ne connaît pas les intentions, il s'aperçoit que son parent est fâché et qu'il a fait de la peine à l'autre personne. S'il accepte, il va à l'encontre de ses ressentis intuitifs et de sa méfiance naturelle envers l'inconnu (que l'on retrouve dans le cerveau reptilien). Je suggère donc de demander à l'enfant s'il veut bien embrasser cette personne et non de lui imposer. Il fera alors un réel choix authentique et en lien avec ses différents ressentis physiques, émotionnels et surtout intuitifs.


Je souhaite par cet article vous partager ces prises de conscience et mes expériences d'Accompagnante dans le Bien Être et le Développement Personnel. Si celles-ci peuvent apporter un éclairage à certaines interrogations que vous pouvez avoir, j'en serais ravie.

Lors de mes séances ou ateliers, je réapprend aux personnes à se connecter à leur Corps, à savoir dire "OUI" ou "NON"sans peur et en toute authenticité, à redécouvrir qu'elles peuvent faire confiance à ce qu'elles ressentent physiquement et les aider à avoir une relation à elles-mêmes et aux autres plus sereines et plus vraies. Elles retrouvent ainsi l'estime d'elles-mêmes et la confiance qu'elles ont perdue enfant.


En conclusion, je souhaiterai, par cet article, que nous nous rappelions que nous sommes les seul.es dans notre Corps et donc les seul.es capables de savoir exactement l'intensité de ce que nous ressentons, physiquement ou émotionnellement. L'éducation que nous recevons, la plupart du temps, nous déconnecte, non seulement, de notre Corps, et pire encore, nous empêche de prendre conscience que celui-ci nous appartient, à nous seuls, et que nous avons donc le DROIT d'en disposer comme nous le voulons. Il est temps et vital pour notre Mieux Être de nous reconnecter à notre Corps...


J'invite ainsi tous les nouveaux parents à dire à leurs enfants dès leur plus jeune âge (à partir du moment où ils sont en mesure d'exprimer leurs ressentis) que leur Corps leur appartient (à eux seuls) et que le Corps de l'autre n'appartient donc qu'à l'autre (et à lui seul). Cette éducation pourrait peut-être permettre à chacun de comprendre les notions de demande d'autorisation pour être touché.e ou toucher l'autre, éviterait les contacts tactiles non autorisés et mettrait probablement un frein au viol dans le couple. Si je veux toucher l'autre, même pour un contact simple comme prendre la main, je demande si c'est possible (oralement ou par une approche délicate) plutôt que de forcer l'autre à subir un contact non désiré. Une société d'êtres connectés à leur Corps serait une société beaucoup plus bienveillante, empathique et solidaire. Pas de jugement et plus d'écoute... : en somme, une société égalitaire et dans laquelle les individus seraient respectueux les uns des autres puisque confiants en eux-mêmes.

Qu'en pensez-vous ? Ça vous tente ?


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